Le 27 mai 2025, l'Assemblée nationale a adopté en première lecture un texte historique sur la fin de vie : la création d'un droit à l'aide à mourir.
Cette nouvelle législation vise à permettre aux personnes majeures, atteintes d'une affection grave et incurable en phase avancée ou terminale, (selon la définition donnée par la Haute Autorité de Santé dans son avis du 6 mai 2025) et dont les souffrances sont insupportables malgré les soins, de demander une aide à mourir.
La demande devra être :
✔️ personnelle, libre et éclairée
✔️ réitérée
✔️ formulée par une personne apte à l'exprimer
Le patient devra s'administrer lui-même la substance létale, sauf en cas d'impossibilité physique, auquel cas un professionnel de santé pourra intervenir.
📌 À noter : la loi ne concerne ni les troubles psychiatriques isolés, ni les situations de handicap seul, mais bien des situations médicales graves et irréversibles.
Le texte doit encore être examiné par le Sénat à l'automne 2025. Il est accompagné d'un autre projet de loi sur le renforcement des soins palliatifs, adopté à l'unanimité par les députés. Celui-ci prévoit notamment la création de maisons d'accompagnement.
Au plus tôt la loi ne serait appliquée qu'à la fin de l'année 2026.
Plusieurs associations, notamment dans le champ du handicap, ont exprimé leur crainte d'un "glissement" vers une forme de pression implicite pour des personnes vulnérables.
Elles rappellent que le soutien à vivre dignement doit toujours rester une priorité, quel que soit le contexte.
Ce texte introduit un droit : celui d'y avoir recours si les conditions sont réunies, jamais une obligation. Le débat éthique et social reste ouvert, et mérite l'attention de tous.
🔗 Pour en savoir plus :
📄 Texte adopté à l'Assemblée nationale – aide à mourir (source officielle)
📰 Analyse Public Sénat – Ce que contient le texte