Comprendre son traitement
- Savoir à quoi il sert : soulager, réduire l’inflammation, protéger les articulations ou prévenir les complications.
- Connaître son mode d’action : comprimés, injections sous-cutanées, perfusions.
- Être informé des délais d’action : certains médicaments agissent vite (AINS, corticoïdes), d’autres demandent plusieurs semaines (méthotrexate, biothérapies).
À lire : Fiches traitements ANDAR
Bien prendre son traitement
- Respectez les doses et horaires prescrits : ne réduisez pas la dose vous-même pour limiter les effets secondaires, vous risqueriez de perdre l’efficacité.
- Associez la prise du traitement à une routine (repas, brossage de dents, alarme).
- Utilisez un pilulier ou une application mobile pour ne pas oublier.
- Notez vos injections (date, site d’injection) pour éviter les oublis ou doublons.
Anticiper les effets secondaires
- Surveillez les éventuels signes inhabituels : fatigue anormale, boutons, toux persistante, troubles digestifs…
- Parlez-en à votre médecin sans attendre, plutôt que d’arrêter le traitement seul.
- En cas d’effet gênant, il existe souvent une solution d’adaptation : changement de molécule, ajout d’un protecteur gastrique, ajustement des doses.
Articule ! #5 – Gérer les effets indésirables
Organiser sa vie avec son traitement
- Voyages : pensez à transporter vos médicaments dans leur emballage d’origine et avec une ordonnance. Pour les traitements injectables, prévoyez une glacière si nécessaire.
- Vie sociale et travail : n’hésitez pas à expliquer à votre entourage (famille, collègues) pourquoi certains moments de repos ou précautions sont indispensables.
- Sport et activité physique adaptée (APA) : un traitement bien suivi permet de pratiquer plus facilement une activité physique bénéfique
Être acteur de son traitement
- Notez vos questions avant la consultation pour échanger avec votre médecin.
- Tenez un carnet de suivi (douleur, fatigue, effets secondaires, activité de la maladie).
- Participez aux décisions : c’est le principe de la décision partagée.
Ne pas rester seul
- Échanger avec d’autres patients aide à trouver des astuces et à relativiser.
- Rejoignez le groupe Facebook “Vivre avec la PR – Groupe ANDAR” pour partager vos expériences.
- Nous sommes là pour répondre à vos questions et vous accompagner.
Tabac et alcool : ce qu’il faut savoir quand on a une PR
Le tabac
Le tabac n’est pas seulement mauvais pour la santé en général. Dans la polyarthrite rhumatoïde, il a des effets directs :
- Il augmente le risque de développer la maladie.
- Il rend la PR plus sévère et plus active.
- Il réduit l’efficacité de certains traitements, comme le méthotrexate ou les anti-TNF.
Arrêter de fumer peut réellement améliorer votre réponse au traitement et réduire l’activité de votre PR.
Des pistes pour arrêter le tabac :
- Parlez-en à votre médecin : il existe des substituts (gommes, patchs, inhalateurs) et des programmes de sevrage remboursés.
- Appelez Tabac Info Service au 39 89 ou consultez tabac-info-service.fr.
- Rejoignez des groupes de soutien (associations locales, forums patients).
- Essayez des applications gratuites qui aident à suivre ses progrès et rester motivé.
L’alcool
L’alcool est particulièrement problématique quand on prend du méthotrexate :
- Il augmente le risque de toxicité du foie (atteinte hépatique).
- Même de petites quantités peuvent poser problème.
Selon votre traitement et vos bilans sanguins, votre médecin pourra recommander de limiter fortement ou d’éviter complètement l’alcool. Si vous avez du mal à réduire seul, parlez-en à votre médecin : des accompagnements existent aussi pour l’alcool.
N’hésitez pas à contacter notre association contre la polyarthrite rhumatoïde pour de plus amples informations.


