Accueil
»
Actualités / Événements
»
Actualités
» Substitution des biomédicaments : ce que vous devez savoir pour bien vivre ce changement

La substitution des biomédicaments par des biosimilaires en pharmacie est un sujet qui suscite de nombreuses interrogations pour les personnes vivant avec une polyarthrite rhumatoïde. Ce processus, bien qu’encadré par la loi, soulève des questions essentielles pour les patients : quelles garanties en termes d’efficacité et de sécurité ? Est-ce que le changement de médicament aura un impact sur mon traitement ? Puis-je refuser cette substitution ?

1. Comprendre la substitution des biomédicaments

La substitution consiste à remplacer un médicament biologiquement équivalent par un biosimilaire, qui a les mêmes garanties d'efficacité et de sécurité. Cependant, le nom du médicament et le stylo d’injection peuvent changer. Cela peut perturber certains patients, notamment ceux ayant un suivi régulier de leur traitement.

Avant toute substitution, il est primordial que le patient soit informé de cette possibilité et qu'il soit consulté sur son consentement. En effet, la substitution n’est pas obligatoire et le patient a toujours le droit de refuser. Il doit être informé des raisons de ce changement et des éventuels effets secondaires qu'il pourrait ressentir.

2. Les droits du patient en matière de substitution

  • Obligation d’information préalable : Avant toute substitution, le patient doit être informé des différences entre le médicament prescrit et le biosimilaire proposé.

  • Le choix reste entre les mains du patient : Vous avez le droit d’accepter ou de refuser la substitution.

  • Garantie de continuité du traitement : Une fois le changement accepté, il est important que le même produit soit délivré à chaque renouvellement, sauf en cas de rupture de stock officielle.

  • Consulter son médecin ou pharmacien en cas de doute : Si des effets indésirables se produisent ou si des inquiétudes surgissent, il est essentiel de contacter immédiatement son médecin ou son pharmacien.

3. Préparer au mieux la substitution : questions à poser

 

Si une substitution est envisagée, voici quelques questions à poser à votre pharmacien pour vous assurer que vous êtes bien informé :

  • « Pouvez-vous m’expliquer ce que vous me donnez ? »

  • « Est-ce le même dispositif d’injection ? »

  • « Est-ce que je recevrai toujours le même produit lors des prochaines délivrances ? »

Ces questions vous aideront à comprendre le changement et à vous assurer que le produit prescrit sera bien celui que vous recevrez à chaque renouvellement.

4. Quand éviter un changement ?

Certaines situations peuvent justifier de ne pas accepter la substitution :

  • Si votre maladie n’est pas stable.

  • Si vous êtes particulièrement anxieux(se) face au changement.

  • Si vous avez déjà rencontré des difficultés avec d’autres systèmes d’injection.

  • Si votre médecin a explicitement inscrit "Non substituable" sur votre ordonnance.

5. Votre expérience nous intéresse : partagez-la !

L’ANDAR se fait un devoir de défendre les droits des patients et d'améliorer l’information sur les pratiques liées à la substitution des biomédicaments. Nous vous invitons à partager votre retour d’expérience sur la substitution en pharmacie, afin d’alimenter nos actions de sensibilisation.

Vous avez vécu une substitution de biomédicament en pharmacie ?
Comment cela s’est-il passé ?


Partagez votre témoignage via notre formulaire en ligne :
https://forms.gle/TBhxHEKmJjkopVvs8

 

Chaque témoignage compte pour aider à mieux comprendre l'impact de la substitution sur la vie des patients et pour faire entendre la voix des malades.