Le mois de septembre 2025 marque plusieurs évolutions importantes dans le domaine de la santé. Arrêts de travail, accès aux soins, dépistages ou encore don du sang : voici un tour d’horizon des changements qui peuvent vous concerner.
Depuis le 1er septembre, environ 500 médecins généralistes sont placés sous « mise sous objectifs » (MSO). Concrètement, l’Assurance maladie leur fixe des objectifs de réduction de leurs prescriptions d’arrêts maladie.
S’ils refusent ces objectifs, ils passent en « mise sous accord préalable » (MSAP) : dans ce cas, chaque arrêt de travail doit être validé par le service médical de l’Assurance maladie.
Une expérimentation débute en septembre : les médecins volontaires exerçant dans des zones dites « surdotées » (où il y a suffisamment de praticiens) s’engagent à travailler deux jours par mois dans des zones sous-dotées.
Objectif : améliorer l’accès aux soins dans les déserts médicaux. Cette mesure pilote concernera 151 zones prioritaires.
Depuis le 1er septembre, les anciens Cerfa imprimables ne sont plus acceptés. À la place, un formulaire papier sécurisé devient obligatoire.
Il intègre des éléments spéciaux (papier sécurisé, hologramme, encre magnétique, identification du médecin) pour limiter les fraudes. Les photocopies ou scans d’arrêts de travail sont désormais rejetés.
Bonne nouvelle pour la prévention : trois nouvelles maladies graves et invisibles à la naissance sont désormais dépistées chez tous les nouveau-nés :
les déficits immunitaires combinés sévères (DICS),
l’amyotrophie spinale infantile (SMA),
le déficit VLCAD (trouble du métabolisme des acides gras).
Au total, 16 maladies font désormais l’objet d’un dépistage systématique à la naissance, permettant une prise en charge plus rapide et adaptée.
Les critères d’exclusion temporaire après certains actes médicaux évoluent. À partir de septembre, le délai d’attente pour donner son sang après un tatouage, un piercing ou certains actes médicaux (acupuncture, mésothérapie, endoscopie…) est réduit à 2 mois au lieu de 4.
De plus, l’implantologie dentaire avec substituts osseux n’est plus considérée comme une contre-indication au don de sang.
Ces mesures concernent l’ensemble de la population, mais certaines peuvent avoir un impact spécifique si vous vivez avec une polyarthrite rhumatoïde :
Arrêts de travail : les contrôles plus stricts peuvent concerner vos prescriptions si vous avez besoin d’arrêts répétés. N’hésitez pas à en parler avec votre médecin pour anticiper.
Accès aux soins : le projet de solidarité territoriale pourrait, à terme, améliorer l’accès aux rhumatologues dans certaines régions sous-dotées.
Don du sang : même si certaines personnes atteintes de PR ne peuvent pas donner en raison de leur traitement, ces assouplissements élargissent les possibilités pour ceux qui le peuvent.
👉 L’ANDAR reste mobilisée pour vous informer sur les évolutions de santé qui peuvent impacter votre quotidien.