»Hygiène du sommeil : le gouvernement sonne le réveil
Le ministère de la Santé a présenté une feuille de route interministérielle sur le sommeil, avec 25 mesures pour mieux sensibiliser, dépister et prévenir les troubles du sommeil. Objectif : faire du sommeil un véritable pilier de santé publique, au même titre que l’alimentation ou l’activité physique.
Une dette de sommeil généralisée
En 50 ans, les Français ont perdu en moyenne 1h30 de sommeil par nuit. Aujourd’hui, un Français sur cinq dort moins de 6 heures en semaine. Chez les enfants et les adolescents, la situation est encore plus préoccupante : 30 % des enfants et 70 % des adolescents dorment moins que les recommandations (8 à 10h entre 15 et 24 ans). Cette dette de sommeil impacte fortement la santé : augmentation du risque cardiovasculaire, diabète, obésité, cancers, dépression et baisse des capacités d’apprentissage et de concentration.
Les cinq axes prioritaires du plan
Informer et sensibiliser le grand public (campagnes, contenus renforcés sur “Manger Bouger”).
Favoriser les bonnes habitudes dès l’enfance (routine de coucher, formation des professionnels de la petite enfance).
Agir sur l’environnement (espaces calmes “QUIET”, promotion de la sieste dans les entreprises et écoles).
Améliorer le repérage des troubles du sommeil (formation des médecins, dépistage systématique en consultation).
Renforcer la recherche et les connaissances (observatoire national du sommeil, appels à projets).
Conseils pratiques pour mieux dormir
L’Institut national du sommeil et de la vigilance rappelle quelques règles simples :
Garder des horaires de lever réguliers, même le week-end,
S’exposer à la lumière du jour,
Bouger régulièrement (au moins 2h30 d’activité physique par semaine),
Réduire les excitants (café, thé, boissons énergisantes) après 14h,
Déconnecter des écrans 1h avant le coucher,
Instaurer un rituel apaisant (lecture, tisane, respiration),
Limiter le temps passé au lit à l’endormissement.
Pourquoi c’est important pour les personnes atteintes de PR ?
Pour les personnes vivant avec une polyarthrite rhumatoïde, le sommeil est un enjeu majeur :
Les douleurs nocturnes peuvent gêner l’endormissement,
Les réveils liés à l’inflammation réduisent la qualité du repos,
La fatigue chronique peut s’aggraver en cas de manque de sommeil, créant un cercle vicieux difficile à rompre.
Un sommeil de meilleure qualité contribue à :
mieux supporter la douleur,
préserver l’énergie au quotidien,
améliorer la qualité de vie malgré la maladie.
En intégrant le sommeil dans ses priorités de santé publique, le gouvernement souligne un levier essentiel aussi pour les personnes atteintes de PR. C’est une reconnaissance de l’importance du repos réparateur comme facteur de santé globale.
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